Petite histoire de Vignamont

Publié le 7 Janvier 2014

Article en construction

Notre maison date de 1848 et était à la base une petite ferme qui a été séparée en deux logements distincts.(le n°8 et le N°9). Mes beau-parents, Georges Wouters et Georgette Picavez (Papounet et Mamouche) l'ont acheté il y a 37 ans à la famille Fontaine.

Un ami de mon beau-père, Monsieur Laenen, était propriétaire du n°9 et étant parti pour l'Afrique, avait confié sa maison à Papounet en lui demandant d'en prendre soin en bon père de famille. Etant tombé amoureux de l'endroit, Papounet et Mamouche ont racheté la maison des Fontaine (n°8) pour venir y vivre une retraite heureuse. C'était leur petit paradis!

En discutant avec les frères Fontaine, Bibi et Jacques, nous avons appris que notre cuisine était à l'époque une étable avec un cochon et un mouton. Notre salle-à-manger, leur unique pièce de vie. A l'étage était la chambre des parents et des enfants. Quand la famille s'est agrandie, le papa a déplacé ses pigeons qui était dans le fenil pour y faire dormir ses 7 enfants. La partie en brique de notre cabane de jardin était le nouveau pigeonnier du Père Fontaine et existe toujours après 60 ans. C'est à lui que nous avons adosser notre poulailler.

Lorsque Tonton Robert, l'Oncle de mon épouse, a pris sa pension d'indépendant (il fabriquait des prothèses en bois) il n'avait pas beaucoup de moyen et avait demandé à Papounet de pouvoir mettre une caravane sur le terrain pour y vivre avec Tante Lili.

Papounet a refusé et a proposé de monter les murs du fenil pour en faire une grande pièce de vie. Ce qui fut fait. La maison a ensuite connu une extension en autoconstruction. Papounet a racheté les pierres bleues de l'ancienne fontaine de De Brouckère à Bruxelles pour en faire la base de l'extension. Le dessus est construit avec des colombages.

Avant son accident mortel de voiture, Papounet avait commencé à restaurer l'ancienne partie en refaisant les planchers. Dans la salle-à-manger, il a sculpté les trois poutres de chêne en français en wallon et en ...

Chaque poutre repose sur une tête sculptée dans le bois. L'escalier qui relie la salle-à-manger et le premier étage a été construit de toute pièce par Tonton Robert.

Tonton Robert et Tante Lili ont, par la suite, quittée la maison pour un logement social car tante Lili ayant des difficultés à se déplacer, ni la maison, ni le terrain n'était encore facilement praticable pour elle.

Après le décès de Papounet, Mamouche a fait terminer les travaux par un entrepreneur.

Au bout de quelques années, l'entretien de la maison et du jardin sont devenus trop lourds pour Mamouche seule. Babou a supposé que c'était une bonne solution si Chloé (sa fille) et son compagnon venaient y habiter et partager les tâches mais la cohabitation ne s'est pas bien déroulée.

C'est à ce moment que nous sommes arrivés à Vignamont. L'idée était de faire une maison "kangourou" (transgénérationnelle). Pas facile de s'installer dans 60 m2 sans cave (la maison étant creusée dans le schiste, elle n'en a pas) et sans grenier car rempli de trop de souvenirs.

Puis un beau jour, subitement Mamouche nous a appris que son coeur était fatigué et qu'elle repartait vivre à Bruxelles, dans un appartement juste à côté de sa seconde fille, Fanny. Son seul souhait était de voir grandir ses petits enfants.

Nous nous sommes donc installés dans toute la maison et avons commencé les travaux de restauration qui sont toujours en cours actuellement.

Babou avait fait un cours de développement personnel basé sur l'aromathérapie qui lui avait découvrir le Dien Chan, la réflexologie faciale vietnamienne du Professeur Chau. Elle a acquis depuis le niveau 6 dans cette discipline. Lors d'un stage, on lui a parlé de la PBA - Psycho-Bio-Acupressure du Professeur Delatte. Elle a suivi et réussi les 4 premiers niveau et est devenue ainsi la première praticienne stagiaire en Belgique. La maison lui offre a présent la possibilité d'ouvrir une petite salle de soins et de se lancer comme indépendante à titre complémentaire. (elle est inspecteur de police à la base)

De mon côté, j'ai toujours été très proche de la nature et mon envie de retourner à la Terre-mère très présente. Pierre Rabhi m'a guidé par mes lectures mais c'est Aigle Bleu qui m'a vraiment mis le pied à l'étrier. Il m'a fait me rendre compte que Vignamont m'offrait la possibilité de créer un petit domaine familial.

A nous deux, nous avons créer "l'Oasis de Vignamont".

Petite histoire de Vignamont
Petite histoire de Vignamont

Rédigé par Jean-Baptiste Dumont

Publié dans #Histoire de Vignamont

Repost 0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article