Mark Boyle - l'homme sans argent

Publié le 8 Juin 2014

J'ai reçu de Richard ce livre et comme je ne crois pas au hasard, je suis certain que c'était pour moi le moment de le lire. Certes je ne vis pas sans argent mais avec beaucoup moins qu'avant. Ma reconnexion à la Terre-Mère, la création avec un maximum de matériaux de récup et la vie à la campagne avec Babou m'apporte un bonheur bien plus profond et intense.

Ce livre est vraiment très intéressant, c'est pourquoi j'ai décidé d'en partager certains extraits sur mon blog:

" Nous sommes loin de vivre d'une manière respectueuse pour l'environnement et encore plus loin de vouloir adopter la vie sans argent. Mais de plus en plus d'individus sont conscients des défis qui attendent l'humanité. Au fil des ans, les journaux dédient de plus en plus de place aux sujets environnementaux, et le changement climatique continue à faire la une. Les gens sont vraiment en train d'évoluer, parfois timidement, parfois de manière spectaculaire, mais toujours dans une direction qui se veut plus écologique. Je sais que cela prendra du temps mais il est vital de semer autant de graines que possible maintenant, si nous voulons que nos enfants en récoltent les fruits. " Ce n'est pas parce que tu ne pourras pas t’asseoir sous l'ombre du chêne qu'il ne faut pas semer un gland""

" A partir du moment ou la volonté est là, le reste n'est qu'une question d'éducation et de pratique. Il est bien plus facile d'apprendre à quelqu'un à semer une graine que de le convaincre de le faire"

" j'ai de plus en plus appris que se servir de l'argent est une des façons de faire les choses. C'est une manière d'attribuer une récompense à ceux qui aident à construire la route mais il n'est absolument pas nécessaire à la construction de la route. l'argent permet d'utiliser un travail qui n'est pas local: le goudron de la route est presque toujours fabriqué au loin. Vivre sans argent nous oblige à trouver des matériaux locaux, nous demande de prendre la responsabilité de satisfaire les besoins de notre communauté et nous force à apprécier davantage ce que nous utilisons. Cela nous oblige aussi à nous servir de notre force de travail locale, ce qui est pour moi absolument vital si nous souhaitons nous attaquer à des problèmes aussi cruciaux que le pic pétrolier et le changement climatique et réussir à les traiter. Il n'y a aucune raison pour que les habitants d'une région ne puissent pas construire la route ou le chemin dont ils ont besoin Si nous rendions aux communautés la capacité de prendre des décisions, qu'est ce qui empêcherait les gens de se réunir pour créer ce dont ils ont besoin? Rien de plus qu'un changement de perspective."

"Les environnementalistes proposent des scénarios post-pic pétrolier apocalyptiques où tout se termine en catastrophe. Je comprends la peur et le scepticisme, et parfois même je le partage Comme eux, je pense que nous devons amorcer une transition et concevoir une nouvelle société prête à faire face à l'instabilité économique et climatique qui nous attend. Et si nous nous mettons au travail tout de suite, je sais que nous serons capables d'affronter tout ce qui peut nous être infligé. Les êtres humains sont extrêmement ingénieux et lorsque nous avons traversé des événements difficiles, nous avons toujours été capables de travailler ensemble et de trouver des solutions. Pendant la Seconde Guerre mondiale, les Britanniques ont travaillé de concert avec la campagne "Dig for Victory"(1) Même si on peut me rétorquer qu'à cette époque les gens connaissaient leurs voisins, les habitants de leur ville, et que les communautés étaient plus petites, je sais que si nous décidons de nous mettre au travail, pour construire des communauté résilientes, en nous reconnectant avec des gens de notre région, nous serons capables de faire face à tout ce que le futur nous prépare"

(1) Une campagne menée aux Etats-Unis, en Angleterre, au Canada et en Allemagne pendant la seconde guerre mondiale, visant à créer des jardins potagers dans les espaces privé et publics afin de réduire les problèmes d'approvisionnement en nourriture et de booster le moral de la population.

"PENSÉES FINALES: Nous sommes à un point crucial de notre histoire. Nous ne pouvons conduire des bolides, avoir des ordinateurs de la taille d'une carte de crédit et toute les commodités modernes tout en profitant d'un air propre, d'abondantes forets vierges, d'une eau pure et d'un climat stable. Notre génération ne peut avoir que l'un ou l'autre mais pas les deux. L'humanité doit faire un choix. Les deux ont un coût. Voulons des gadgets ou la nature? Il suffira de mal choisir pour que la prochaine génération n'ait ni l'un ni l'autre."

Mark Boyle - L'Homme sans Argent - Les Aréne

P.S. toute ma gratitude à Richard pour ce merveilleux présent!

Rédigé par Jean-Baptiste Dumont

Publié dans #lectures recommendées, #Retrouver sa magnificience

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