Fabriquer sa toilette sèche

Publié le 4 Août 2013

Sachant q'une chasse d'eau, c'est en moyenne 9 litres d'eau potable que l'on envoie dans les égouts, Je me suis décidé à construire ma première toilette sèche que je mettrai dans "Krempoli" notre cabane de jardin pour tester la chose. Pour le montage, c'est très simple, il suffit de suivre les étapes en photos ci-dessous.

Ceci rentre également dans mon projet de décroissance et d'autonomie! Si cela fonctionne comme prévu, je remplacerai une de nos 2 toilettes par la toilette sèche.

Bilan des 3 premiers mois d'utilisation:

- facile à l'emploi et agréable

- ne sent pas si recouvert de suffisamment de copeaux

- demande peu d'entretien (à épandre tous les 4 jours environ)

- Dans le composteur, peut provoquer quelque désagrément avec la tige à compost.

La toilette sèche !
….ou toilette à litière biomaîtrisée
L'idée n'est pas nouvelle...
Que disait à ce sujet, il y a bien plus d'un siècle, Victor HUGO dans «Les misérables» ?
«Paris jette par an 25 millions à l'eau. Et ceci sans métaphore.
Comment et de quelle façon? Jour et nuit. Dans quel but? Sans aucun but. Avec
quelle pensée? Sans y penser. Pour quoi faire? Pour rien. Au moyen de quel
organe? Au moyen de son intestin. Quel est son intestin? Son égout. 25 millions,
c'est le plus modéré des chiffres approximatifs que donnent les évaluations de la
science spéciale.
La science, après avoir longtemps tâtonné, sait aujourd'hui que le plus
fécondant et le plus efficace des engrais est l'engrais humain. Les Chinois,
disons-le à notre honte, le savaient avant nous. Pas un paysan chinois, c'est
Eckelberg qui le dit, ne va à la ville sans rapporter, aux deux extrémités de son
bambou, deux seaux pleins de ce que nous nommons immondices. Grâce à l'engrais
humain, la terre en Chine est encore aussi jeune qu'au temps d'Abraham. Le
froment chinois rend jusqu'à cent vingt fois la semence. Il n'est aucun guano
comparable en fertilité aux détritus d'une capitale. Une grande ville est la plus
puissante des stercoraires. Employer la ville à fumer la plaine, ce serait une
réussite certaine. Si notre or est fumier, en revanche, notre fumier est or. Que
fait-on de cet or fumier? ... On le balaye à l'abîme. On expédie à grands frais
des convois de navires afin de récolter au pôle austral la fiente des pétrels et
de pingouins, et l'incalculable élément d'opulence qu'on a sous la main, on
l'envoie à la mer.
Tout engrais humain et animal que le monde perd, rendu à la terre au lieu d'être
jeté à l'eau, suffirait pour nourrir tout le monde. Ces tas d'ordures du coin des
bornes, ces tombereaux de boues cahotés la nuit dans les rues, ces affreux
tonneaux sur la voirie, ces fétides écoulements de fange souterraine que le pavé
cache (N.B. Il s'agit des égouts) savez-vous ce que c'est? C'est de la prairie
en fleur, c'est de l'herbe verte, c'est du serpolet et du thym et de la sauge,
c'est du gibier, c'est du bétail, c'est le mugissement
satisfait des grands boeufs
le soir, c'est du foin parfumé, c'est du blé doré, c'est du pain sur votre table,
c'est du sang chaud dans nos veines, c'est la santé, c'est la joie, c'est la vie.
Ainsi le veut cette création mystérieuse qui est la transformation sur la terre et
la transfiguration dans le ciel.»
Victor Hugo

Fabriquer sa toilette sèche
Fabriquer sa toilette sèche
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Fabriquer sa toilette sèche
Fabriquer sa toilette sèche
Fabriquer sa toilette sèche

Rédigé par Jean-Baptiste Dumont

Publié dans #Fabriquer une toilette sèche

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